En 2008, je fais mon bilan carbone

Lundi , 14/01/2008 - 19:49 par Alda

En 2008… je fais mon bilan carbone (780) Logo
Steaks, paires de chaussures, CD, transports : La nouvelle version personnelle du bilan carbone, qui utilise la méthode mise au point par l'expert climatique Jean-Marc Jancovici pour l'ADEME (agence pour l'environnement et la maîtrise de l'énergie), épluche notre consommation quotidienne dans le détail.

L’exercice est assez rapide à condition de pouvoir évaluer combien de kilos de viandes, poissons, beurre… on ingère par mois, de faire la moyenne de son kilométrage en voiture et en train et d’avoir ses factures d’électricité sous la main.

Le résultat nous montre sur un graphique et un tableau de statistiques par où nous péchons, logement, transport, alimentation, consommation. Une barre repère rouge établit la limite à ne pas franchir pour prétendre à un mode de vie durable, soit 640 kilos équivalent carbone, quatre fois moins que la moyenne annuelle par habitant en France.

Habituée du train et des transports en commun, je suis largement sous la barre à ne pas dépasser pour prétendre à un mode de vie “durable”, (sauf qu’en ajoutant deux aller-retour en avion, le quota explose). Loin d’un steak par jour, mon alimentation est aussi durable. Ma consommation en revanche, vie quotidienne, vêtements, loisirs, déborde.

J’arrive à une moyenne de 1052 kilos, 1952 kilos en rajoutant mes quatres trajets en avions, avec une incertitude de 43% (pour chaque produit une fourchette indique les points minimum et maximum probables pour mes émissions), en dessous de la moyenne annuelle de mes concitoyens 2800 kilos, ce qui n’est pas étonnant vu ma situation urbaine, sans voiture, sans électroménager gourmant en énergie.

C’est un bon moyen de rendre visible le coût environnemental de sa consommation, qui n’apparaît pas, pour l’instant du moins, dans le prix des produits que nous achetons.

Lancé il y a six ans, l’outil permet aux entreprises et collectivités de mesurer leur consommation énergétique par pôles d’émissions, matières premières, déchets, transports… Suivi d’actes, le bilan carbone vise à réduire à la fois ses émissions et ses factures en investissant dans des technologies plus propres.

Le mode de calcul repose sur des facteurs d’émissions que l’on rentre dans un tableur. L’évaluation de ces facteurs est assez complexe et se traduit d’ailleurs par une fourchette d’imprécision dans les résultats. Mais plus la méthode du bilan carbone est utilisée, plus elle gagne en précision et l’on peut se baser sur des données préexistantes. Par exemple, lorsque la RATP aura achevé son bilan carbone, le calcul sera plus précis pour les usagers qui feront le leur.

Source : Anne de Malleray - Géo Magazine