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François Giner, une vie avec les aborigènes
vendredi 30 novembre 2007 par Elisa Francfort

Qu’elles sont les relations entretenues entre les Australiens et les aborigènes ?
Nous avons une histoire terrible durant laquelle Blancs et Noirs se sont affrontés, viols et meurtres se sont succédés. Les Aborigènes ont tout perdu sans avoir reçu aucune compensation. Mais, les responsables australiens n’ont pas le courage de reconnaître tout cela et de dire : " Maintenant, il faut travailler ensemble pour leur faire obtenir, non pas l’égalité, mais l’équité. Le peuple aborigène doit récupérer la place qu’il mérite au sein de l’Australie. Son histoire, sa culture et son langage doivent être reconnus.
En fait, les Australiens, lorsqu’on leur parle de la question aborigène, ils sont très embarrassés. Ce problème découle du système d’éducation de ce pays. Plus personne n’apprend la réalité aux enfants. Malheureusement, l’Australie n’a pas d’identité. Il n’est composé que d’une association d’individus qui recherche leur identité. Les Australiens ne la trouveront que lorsque la véritable histoire du pays sera admise.
Comment les Aborigènes vivent-ils aujourd’hui en Australie ?
La situation du peuple aborigène est probablement la pire qui soit au monde. On me dit de comparer avec l’Afrique ou les pires régions du monde, mais en Afrique, tout le monde est pauvre, la dépression est générale. L’Australie, elle, est très prospère. Il n’y a pas de raison pour qu’un enfant soit pauvre dans ce pays. Mais le gouvernement, qui pourrait enrayer la pauvreté, ne le veut pas. Pourtant, les autorités pourraient venir à bout de ce fléau en une année. C’est certain. Au lieu de cela, nous construisons huit sous-marins nucléaires qui coûtent un milliard chacun et qui ne peuvent même pas flotter ! Les priorités sont oubliées, les hommes sont laissés de côté.
Comment voyez vous l’avenir des aborigènes ?
C’est une descente vertigineuse, causé par des éléments incontrôlables et trop destructifs. La mauvaise alimentation, le manque d’hygiène, l’alcool et certaines drogues. La culture propre de la connaissance Ancestrale suivie aux rythmes des saisons, n’existe pratiquement plus. C’est une nouvelle culture, une nouvelle histoire, une nouvelle expression, par les nouveaux Aborigènes, les métisses.
Comment peut-on aider les aborigènes ?
La transmission ne peut se faire que si l’écouteur sait se dénuder de tout ses concepts de pensées. Comme je dis, enlever son enveloppe de peau et de pensées, de les laisser aux vestiaires, et être prêt a écouter l’autre. A partir de là, les anciens aborigènes qui détiennent le savoir datant de la préhistoire pourront de nouveau le transmettre à leur petits enfants. Tel un « secret » qui si dans dix ans rien ne changent nous aurons mis à 50 000 ans de rêves.
Voir aussi
- » Thèmes
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