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HARRISON FORD
mardi 15 mai 2007 par Mercy Ngare

A 61 ans, l’acteur – qui est vice-président de Conservation International et fait partie de son conseil d’administration depuis plus de dix ans – est convaincu que « la conservation de la diversité biologique est le grand problème de notre temps ».
Avec 35 films à son palmarès – dont dix ont réalisé des recettes record, supérieures à 100 millions de dollars au box-office – Harrison Ford a reçu presque autant de récompenses pour son action en faveur de l’environnement que pour les héros qu’il incarne, mais donner son nom à une fourmi est sans conteste la plus originale.
Le « baptême » eut lieu à l’initiative du Professeur E.O. Wilson – entomologiste de renom et lauréat du Prix Pulitzer qui siège lui aussi au conseil de Conservation International – qui avait autorisé celui-ci à baptiser plusieurs espèces de fourmis découvertes par lui et d’autres scientifiques. Le conseil d’administration décida donc d’honorer certains de ses plus fervents défenseurs : Gordon Moore, le cofondateur d’Intel, et son épouse partagent désormais leur patronyme avec une fourmi mexicaine.
Harrison Ford confie qu’il a commencé à s’intéresser à l’environnement après avoir acheté un splendide ranch de plus de 400 hectares à Jackson dans le Wyoming. C’est là qu’il a pris conscience « de ses responsabilités ». Il se souvient comment la « beauté de la nature » l’a alors sensibilisé « aux grands besoins de la Terre ». Il a d’ailleurs cédé près de la moitié de ses terres au Jackson Hole Land Trust, à des fins de conservation.
L’année dernière, dans le cadre d’une campagne de publicité télévisée pour le compte de Conservation International, il comparait les régions biologiques les plus importantes du monde aux organes les plus critiques du corps humain. Le cœ:ur, disait-il, représente un peu plus de 1 % du poids du corps. De même, notre Terre possède des régions représentant un peu plus de 1 % de sa superficie qui sont tout aussi cruciales pour notre survie. Ces points chauds abritent plus de 60 % des espèces du monde.
Il est convaincu que « notre santé est entièrement tributaire de la vitalité de toutes les espèces de la Terre ». Lorsque nous protégeons les lieux où peuvent s’épanouir les processus de vie, nous renforçons non seulement l’avenir de la médecine, de l’agriculture et de l’industrie, mais également les conditions essentielles à la paix et à la prospérité.
Il considère la lutte pour l’environnement comme « une guerre sans ennemi maléfique » et il est convaincu que celle-ci peut être gagnée. « Ce que nous faisons aujourd’hui tracera la route et servira d’exemple aux générations à venir ».
Parallèlement à son action au sein de Conservation International, il est aussi le premier « gardien volant » de Riverkeeper, une organisation environnementale qui identifie et poursuit en justice les pollueurs de l’Hudson, fleuve qui coule à proximité de sa demeure dans l’Etat de New York. Il patrouille le bassin du fleuve en hélicoptère, ce qui lui a valu cette année de recevoir le Prix Lindbergh.
Parmi les autres récompenses qui lui ont été décernées, citons encore le Prix mondial du citoyen écologique de la Faculté de médecine de Harvard, le Prix Cecil B. deMille (Golden Globes) couronnant l’ensemble de sa carrière, le Prix mondial d’écologie du Centre international pour l’écologie tropicale, et le Prix People’s Choice du meilleur acteur de tous les temps. Mais peut-être la reconnaissance la plus grande reste-t-elle le nom d’un petit insecte d’Amérique centrale.
GL
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