2100, des réfugiés climatiques toujours plus nombreux
Imaginez, si les choses n’évoluent pas dans le bon sens, la température augmente, les glaciers fondent, et le niveau des eaux monte. Des conditions de vie toujours plus difficiles, et un flux de réfugiés climatiques toujours plus important et difficile à contenir et à gérer.
Vincent Callebaut s’est basé sur les prognostics du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) avançant que le niveau des océans montera de 20 à 90 cm durant le 21ème siècle. Selon ces experts, un réchauffement climatique d’un degré suffit à lui seul à faire monter le niveau des océans de un mètre. Cela signifie donc que des territoires seront recouverts par le eaux. Rien que pour le premier mètre, ce sont 50 millions de personnes qui sont touchées, particulièrement dans les pays en développement : Vietnam, Egypte, Bengladesh,...
Il est déjà temps d’imaginer des solutions et d’être créatifs...
- Lilypad, alternative originale et projet fascinant
Le concept n’est pas vraiment neuf, car l’idée se résume à gagner des territoires sur la mer. C’est le cas notamment des Pays-Bas, qui asséchèrent des terres pour la création de polders, étendues artificielles de terre, réalisées par drainage.
Lilypad, ecopolis flottante, présente donc une solution. Tout d’abord, elle permet de créer des surfaces vivables, sur la mer. Ensuite, elle allie les technologies afin de devenir la plus autosuffisante possible.
Ainsi, tout est pensé afin de minimiser l’empreinte écologique, avec aucune émission de gaz à effets de serre, grâce à un recouvrement en dioxide de titanium. Elle allie les énergies solaires, éoliennes, de la biomasse, et marémotrices.
Lilypad permettrait une nouvelle économie écologique nomade, car l’écopolis peut voyager tout autour du monde...
Côté design, l’inspiration vient des grands nénuphars de la Reine Victoria d’Amazonie, de la famille des Nympheas, agrandis 250 fois. Une idée qui avait également été mise à l’honneur avec les nénuphars solaires pour la Rivière Glasgow’s Clyde.
Chaque ville est conçue de manière à pouvoir accueillir 50.000 personnes. L’écopolis prendrait place sur un lagon artificiel. Elle peut rester à proximité des côtes, ou voyager, en se laissant porter par le Gulf Stream par exemple.
Vincent Callebaut destine son projet aux réfugiés climatiques, il conçoit Lilypad comme un refuge pour ceux-ci.
- Vincent Callebaut, visionnaire de l’écopolis
Vincent Callebaut, est aussi à l’origine du projet Anti-Smog, qui devra être implanté dans le 19ème arrondissement de Paris, inuagurant l’ère de l’architecture dépolluante et auto-suffisante. L’architecte de génie est également mis à l ’honneur dans un livre : "New Worlds", monographie produite par un sud-coréen (Worlds – Vincent Callebaut Architectures, DD Design Documents Séries, Editeur : Damdi Publishing Company, Séoul. Distribué en librairie par Idea Books. 228x290mm, 191 pages. En anglais et coréen.)
Diplômé de l’Institut supérieur d’Architecture Victor Horta de Bruxelles (2000), Vincent Callebaut, Grand prix d’architecture du musée des Arts et Civilisations Quai Branly, prix Napoléon Godecharle 2001 (catégorie Jeune espoir belge de l’architecture), lauréat des RE-Nouveaux Plaisirs d’Architecture en 2005, cherche à faire la synthèse des sciences (chimie, physique, nouvelles technologies) et de l’art (publicité, design, peinture). Il souhaite une architecture citoyenne.
"La façon de produire est stricte et le fond du projet est normé mais la volonté graphique est de sortir du langage architectural ; le projet doit pouvoir être apprécié par monsieur tout le monde et exprimer une certaine joie de vivre. Mon métier n’est pas austère et le graphisme doit être abondant, joyeux, lyrique. J’aimerais bien rapprocher le monde de la médecine et celui de l’architecture par exemple."
Une solution créative et originale, qui entre dans le cadre d’un développement durable. Une utopie ? Si l’on veut, mais il ne tient qu’à quelques décideurs de rendre le projet réel.
En tout cas, Vincent Callebaut continue à militer pour le développement durable et les nouvelles écopolis.
Sources : Cyber BTP, NeoMansLand, Inhabitat.
