Micro-crédit, une chance pour sortir de la pauvreté

Il faut avoir confiance en soi pour avoir confiance en l’avenir. Aussi, le microcrédit permet aux personnes qui ont un projet de se prendre en main, de le réaliser.

Chacun de nous a un potentiel, des idées, et a le droit de décider de sa vie. C’est aussi une manière de sortir de la logique d’assistanat qui a eu cours durant trop longtemps. Les personnes ne demandent pas la charité, ne veulent pas être dépendants, mais demandent simplement un peu d’aide pour pouvoir se lancer dans leur activité et être autonome.

Aujourd’hui, si l’on pense microcrédit, l’on pense à Mohammad Yunus, qui en 2006, avec la Grameen Bank, obtient le Prix Nobel de la Paix. C’est en effet cet économiste et entrepreneur bangladais qui a fondé la première institution de microcrédit, en 1983, suite aux famines que connaît le pays en 1974. Il suffisait d’un prêt de 27$ pour pouvoir commencer une activité… et changer une vie !

Et c’est tout l’intérêt du microcrédit : accorder un prêt de faible montant à des entrepreneurs qui n’ont pas accès aux services bancaires. Sont concernés toutes les activités et personnes qui ne peuvent bénéficier de prêt bancaire.

Avec ce Prix Nobel, l’ONU affirmait sa position face au microcrédit, facteur essentiel pour une culture de paix. Car l’on ne peut concevoir la paix qu’en aidant les personnes en difficulté à sortir de la pauvreté. Et c’est aussi un appel à réformer les politiques d’aide aux pays en développement, car la solution ne doit pas venir uniquement de la base.

Aujourd’hui, la Grameen Bank compte 1400 succursales et aide plus de 50.000 villages au Bengladesh. Le taux de remboursement est de 99%. Dernièrement, elle a également ouvert un bureau à New-York : la pauvreté ne se trouve pas uniquement au sud. En France d’ailleurs, l’ADIE, Association pour le Droit à l’Initiative Economique se concentre exclusivement sur le territoire français, permettant aux personnes exclues du système bancaire de bénéficier d’un prêt pour commencer une activité génératrice de revenus.

Nous avons eu envie de faire le point sur le microcrédit : un état des lieux du social business, mais aussi de nombreuses questions soulevées. Comment sont financées les institutions de micro-finance, quels sont les risques, et est-ce rentable ? Quel avenir pour la micro-finance ? Et aussi, comment la micro-finance peut-elle aider à solutionner la crise alimentaire mondiale ?

Aussi, nous vous proposons une conférence, le mardi 17 juin, au Point Éphémère à Paris. Pour cela, nous avons invité des spécialistes : économistes, entrepreneurs, des professionnels sur le terrain seront invités à faire le point et à répondre à toutes nos questions.

Rendez-vous le 17 juin, au Point Éphémère, dès 19h00. Voir notre programme des conférences Chic Planète.