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Tefy Saina, pour une culture biologique du riz

mercredi 30 avril 2008 par Aurore*

Le Système de Riziculture Intensive ou SRI valorise aujourd’hui la riziculture à 300%. Une démarche naturelle qui remet en cause l’agronomie conventionnelle. Tefy Saina, c’est tout un programme pour créer la richesse en milieu rural.


- L’histoire de Tefy Saina

A la base du projet, l’on trouve le père Henri de Laulanié, qui est le premier agronome qui a découvert le Système de Riziculture Intensive (S.R.I.) En 1990, beaucoup d’amis, d’anciens élèves et 7 ONGs répondent à son appel et se regroupent pour "forger les esprits". Le 27 juillet, TEFY SAINA naît.

TEFY SAINA c’est littéralement "la forge de l’esprit" ou "Forger l’Esprit". Lato sensu, il veut dire "changement de mentalité". TEFY SAINA en dit long sur ses objectifs : le développement de tout l’homme et de tous les hommes.

Bien avant la création de l’association TEFY SAINA (A.T.S.), Henri de Laulanié aura déjà formé quelques paysans. La plupart sont les membres fondateurs de l’Association.

De 1995 à 1998, l’A.T.S a travaillé dans la région de Ranomafana particulièrement avec le « Cornell International Institute for Food, Agriculture and Development » (C.I.I.F.A.D.) d’Ithaca, New York.

Jusqu’à sa mort en 1995, le père Henri de Laulanié restera un homme modeste. En 1999, une université privée adhère à ses principes. Laulanié Green University, sise à Isoraka Antananarivo, veut transmettre ses enseignements aux jeunes citadins. Pour De Laulanié, « le SRI est un patrimoine de l’humanité ».

- Le SRI, Système de Riziculture Intensive

Cette technique va révolutionner le monde de la riziculture dans le monde entier. Elle prendra plus tard le nom de SRI, abréviation de Système de riziculture intensive. Les pays du Sud-Est asiatique l’adoptent. Leur production augmente considérablement. A Madagascar, le nouveau système a du mal à s’imposer. Il faut l’obstination des membres de l’ATS, héritiers de l’œuvre du Père défunt pour que les premiers résultats apparaissent. Aujourd’hui, la production des adeptes du système atteint jusque dans les 20t/ha. Un exploit quand on sait que la moyenne nationale de production rizicole ne dépasse pas les 2,5t/ha.

i avec le système traditionnel de la production rizicole, les paysans sont habitués aux 2 t/ha, avec le SRI ils dépassent largement ce rendement. Une graine de semence donne 15.000 grains de paddy, soit 4,5 kilogrammes de riz sur 4 m².

Grâce à cette productivité très élevée, les paysans sont primés par le Ministère de l’Agriculture. Leurs exploits ont été rapportés en Chine lors de la conférence internationale et sont publiés dans le monde entier grâce aux informations transmises par Tefy Saina et CIIFAD (Cornell University).

Pour diffuser la méthode du SRI, l’association Tefy Saina décide de créer des villages-écoles pilotes dans diverses régions de Madagascar. Il s’agit d’y mettre en œuvre tous les projets de développement initiés par l’association. La vulgarisation du SRI en est un élément essentiel.

Voir aussi La RSI à Madagascar

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