Vivre avec la nature, et non contre

Si nous pensons à la relation unissant l’homme et la nature, nous sommes forcés de constater qu’aujourd’hui, l’équilibre qui avait cours depuis des millénaires s’est brisé. La relation n’a certes pas toujours été facile, l’homme a dû lutter pour survivre, dans des environnements souvent hostiles, mais c’est tout de même la nature qui l’a nourri, abrité, vêtu et soigné. Or, depuis quelques décennies, l’homme a connu les révolutions industrielles, a quitté les champs pour travailler en ville.

D’une part, cela a pour conséquence les crises alimentaires : le poids qui pèse sur les épaules des paysans est bien trop lourd.

D’autre part, l’homme a vécu dans un environnement de plus en plus technique et de moins en moins naturel. La nature est alors devenue, pour beaucoup d’urbains, quelque chose de très abstrait. Et nombre d’enfants ne connaissent de la pomme de terre que les sachets de purée lyophilisée. Force est de constater que l’homme n’a plus confiance en la nature : ses produits sont désinfectés, emballés dans du plastique…

Aujourd’hui, l’homme doit réapprendre à vivre avec la nature. Sans tomber dans l’excès inverse, dans l’animisme ou la sacralisation. Avant tout, il s’agit, tout simplement, de respecter la Vie, sous toutes ses formes. Et de nous rendre compte aussi, que l’homme fait partie de la nature, qu’il n’est pas une entité séparée de celle-ci. La preuve en est que lorsque la nature va mal (sécheresses, inondations, baisse de cultures,…), cela a des répercussions sur l’homme.

Pour retrouver un équilibre, il faut d’abord aller à sa rencontre, la connaître mieux, la comprendre. Un apprivoisement mutuel… La spiritualité est peut-être aussi une voie à envisager pour envisager une nouvelle relation entre l’homme et son environnement, car tous les courants spirituels ont développé une dimension écologique.

Une manière de réenchanter le monde…