
La Région Poitou-Charentes a souhaité la construction de ce lycée, du premier du genre en Europe, ne consommant aucune énergie fossile, dans le cadre de sa politique environnementale qui vise la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre de 800 000 tonnes équivalents CO2 à l'horizon 2010. Le nom « Kyoto » donné au lycée en référence au protocole sur les engagements de réduction d'émission de gaz à effet de serre n'a donc pas été choisi à la légère.
D'une surface de 18 000 m2 sur un terrain de 3,5 hectares, le lycée est implanté sur un ancien site agricole, au cœur du quartier de Saint-Eloi en construction et regroupe deux établissements autour des métiers de la restauration : le lycée Hôtelier de Poitiers et le lycée agricole Grand Pont de Chasseneuil.
Les consommations d'énergie du lycée, après compensation, seront très faibles, moins de 5 kWh/m2/an, soit une réduction de consommation de 32 par rapport à un lycée hôtelier classique. Un exploit d'autant plus grand que les établissements professionnels d'hôtellerie avec leurs cuisines de formation sont très énergivores !
Innovant, le bâtiment a bénéficié de tous les leviers de l'éco-conception pour obtenir au final une économie estimée à 400 tonnes de CO2 et une réduction de 30% des consommations en eau et en énergie. Les solutions mises en oeuvre s'appuient d'abord sur le respect des critères de l'architecture bioclimatique qui permettent au bâtiment d'être moins gourmand en ressources énergétiques. On retiendra une liste de certaines solutions qui participent à l'habitat durable du lycée: les toitures végétalisées qui renforcent son isolation, l'énergie solaire fournie par des panneaux photovoltaïques, une cuve pour stocker la chaleur, l'utilisation du bois et pour les isolants de matériaux recyclés, des éclairages et équipements à faible consommation ou encore un système de récupération des eaux pluviales.
32 millions H.T. de travaux et un budget total de 50 millions TTC (équipements compris), c'est le coût du lycée Kyoto de Poitiers, qui s'annonce comme la référence actuelle en matière d'éco-construction et de réduction de consommations énergétiques. Soit 10 % plus cher qu'un bâtiment classique, mais avec un coût de fonctionnement énergétique de 60 % de moins. Les études de faisabilité montrent qu'il y aura un retour sur investissement, d'ici 5 à 16 ans (selon l'évolution du prix du baril).
Sources: http://www.lemoniteur.fr et http://larochelle.ubacto.com
Pour en savoir plus: http://blogs.poitou-charentes.fr/kyoto/
