Dans le dernier hebdomadaire du Courrier International, un article de la presse écossaise décrivait le Café Culturel de Saint-Denis. L'occasion de partager cette découverte!
- Lieu de mixité, de diversité
Le Café Culturel a été fondé il y a une dizaine d'années par Brahim Lahreche et Cristina Lopes. Au programme : des expositions artistiques, des concerts rock, musique folk, fado portugais, récitals slam. Au début de l'aventure, peu de gens venaient: Paris regorge de lieux culturels. Mais peu à peu le succès est au rendez-vous, et aujourd'hui, ce sont plusieurs centaines de personnes qui viennent aux soirées.
Le slam, poésie populaire récitée en joutes oratoires, né dans les années 80 à Chicago, attire un public nombreux. Selon Brahim Lahreche, le Café Culturel a été le premier endroit où s'est pratique le slam à Saint-Denis, offrant ainsi une "plate-forme de lancement". C'est d'ailleurs au Café Culturel que Grand Corps Malade, slameur connu en France, a été découvert.
- Le café, lieu de rencontre
Si l'institution des cafés est en déclin en France depuis les années 60, ils ne sont pas voués à disparaître. En effet, ces lieux offrent aujourd'hui la possibilité de rencontrer des gens "en vrai", besoin plus présent, à l'heure de la communication moderne.
Les cafés modernes comme le "Café Culturel" parviennent à insuffler une nouvelle vie à l'ancienne tradition des cafés. Car il y a 60 ou 70 ans, les gens allait écouter Edith Piaf à Montmartre, ou du swing, du jazz dans les boîtes de Harlem. Comme aujourd'hui, les gens viennent écouter du slam à Saint-Denis.
Et Brahim Lahreche de souligner qu' "il existe un potentiel dans les banlieues. Beaucoup de jeunes démarrent comme moi leur propre entreprise. L'un de nos clients a lancé sa marque de vêtements et se rend régulièrement à New York."
Source: L. Marlowe, Saint-Denis, nous voilà!, The Irish Times, in Courrier International, 22.01.09.
