Alerte climatique
mardi 15 novembre 2005 par Phil

L’astrophysicien Hubert Reeves et le généticien David Suzuki, animateur de l’émission à la CBC The Nature of Things, ont fait salle comble mercredi soir au Palais des congrès de Montréal, où ils prononçaient une conférence sur les changements climatiques.
Plus de 3400 personnes ont payé 25 $ pour entendre les deux sommités plaider l’urgence d’agir pour freiner les changements climatiques qui menacent l’existence même de l’humanité.
L’environnement : une priorité
David Suzuki, généticien et animateur de l’émission The Nature of Things à CBC
Au cours de leurs exposés, Hubert Reeves et David Suzuki ont prononcé d’importants plaidoyers pour que l’environnement devienne une priorité autant pour les pouvoirs publics que pour les individus.
Leur constat est clair : si rien n’est fait pour endiguer le réchauffement de la planète, le péril climatique qui s’ensuivra conduira à la disparition pure et simple de la vie humaine sur la Terre.
« Si l’humanité continue business as usual, il n’y a aucun doute que l’humanité disparaît » a déclaré Hubert Reeves, habituellement connu pour son optimisme.
Le temps des discours est révolu
Pour les deux hommes, il est évident que le temps des paroles est définitivement révolu et qu’il est grand temps d’agir. « Ça fait 40 ans que les scientifiques s’inquiètent des changements climatiques et personne n’a agi », a déclaré David Suzuki.
Il a également rappelé que le Canada était loin d’atteindre les objectifs de Kyoto. Selon lui, considérant le laisser-faire des autorités canadiennes au cours des dernières années, le pays devra réduire de 30 % ses émissions de gaz à effet de serre pour atteindre les objectifs de Kyoto. En effet, au lieu de réduire leurs émissions, les provinces, dans l’ensemble, les ont plutôt augmentées.
Or, de l’avis des deux hommes, les objectifs de Kyoto ne sont qu’un début puisqu’il faudrait réduire de 60 % les émissions de gaz à effet de serre sur la planète pour endiguer le réchauffement de l’atmosphère.
Hubert Reeves, de son côté, a plaidé pour le développement de sources d’énergie propres comme les éoliennes en ajoutant qu’il ne souhaitait pas qu’Hydro-Québec aille de l’avant avec la rénovation de la centrale nucléaire de Gentilly.
Tous les profits récoltés lors de la soirée ont été remis à l’organisme Équiterre.
Source : Radio Canada
O agir contre le réchauffement climatique
Si vous êtes vraiment motivés pour avancer dans la recherche de solutions au problème du réchauffement climatique (qui n’est pas le seul problème, n’oublions pas la biodiversité qui diminue, les océans qui se vident, l’érosion des terres arables, la pollution de l’eau, de l’air, des sols, etc...), je recherche des partenaires (c’est-à-dire des gens comme vous, si, si !) pour développer une organisation engagée dans cette voie : "O".
L’idée : les petits gestes dont tout le monde parle sont insuffisants, il est nécessaire de modifier plus en profondeur notre mode de vie, c’est à dire, entre autres, ne plus prendre l’avion, se passer de la voiture le plus souvent possible (le mieux étant de ne pas en acheter), changer ses habitudes alimentaires (moins de viande, de fraises en février, de raisin d’Afrique du Sud), habiter près de son travail et plutôt dans un appartement en ville, et moins consommer en général...
Rien d’impossible, et pourtant ces changements nécessaires sont très difficiles à accepter parce que contraires au fonctionnement actuelle de notre société, basé sur la production (et donc le travail, l’emploi, l’utilité sociale et le statut qui lui sont associés) et la consommation (et donc l’appartenance à un groupe social et la recherche du prestige) de biens et de services, ce qui s’accompagne toujours ou presque de pollutions diverses. Comme nous avons tous besoin de travailler et que nous voulons tous accéder à une certaine reconnaissance sociale, agir efficacement contre le réchauffement climatique est très difficile, nous n’y arriverons pas si nous ne donnons pas de la valeur sociale (de l’estime, de l’admiration, de l’envie) aux conduites à tenir.
Objectif : renverser la vapeur en valorisant socialement ceux qui agissent de manière responsable (c’est à dire qui cherchent à minimiser leur empreinte écologique), essayer d’imaginer un mode de vie durable et accessible à tous et enfin, ce qui rejoint un peu le premier point, inventer d’autres moyens de cohésion et de valorisation sociale que le travail et la consommation, ou alors les orienter vers des activités environnementalement soutenables.
Si vous êtes intéressé, allez faire un tour sur le site suivant :
http://jean.chamel.free.fr/o
et n’hésitez pas à me contacter pour plus d’informations en écrivant à contactero@gmail.com


