Conférences "Agir au quotidien avec Arc de...

Mon, 17/03/2008 - 19:18 by Alda

Conférences "Agir au quotidien avec Arc de Seine" (905) Logo

Dans le cadre de la Semaine du développement durable,
Arc de Seine vous a proposé du 1er au 8 avril 2008
de nombreuses manifestations dans les villes de la Communauté d'Agglomération.

Mardi 1er avril à 20h30 au Cube, 20 Cours Saint-Vincent à Issy-les-Moulineaux

« L’avancée technologique : des solutions pour mieux vivre en préservant l’environnement »

Débat avec des informations portant sur les secteurs en pointe en matière de TIC environnementale, de construction, des transports, du génie urbain, de la collecte et du traitement des déchets. Imaginer comment l’avancée technologique servira les générations futures à changer les pratiques et protéger l’environnement ?

Des chercheurs de l’INA, des professionnels d’entreprises de TIC au service de l’environnement, et des institutionnels pourront débattre de ces enjeux.

Invités :

  • François Bordes - Président de HumanVillage, Directeur chez Cap Gemini
  • François Moisan - Directeur exécutif de la Stratégie et de la Recherche, directeur scientifique à l’ADEME
  • Fabrice Flipo - Ingénieur, docteur en philosophie des sciences et techniques, maître de conférences, chercheur
  • Andreas Ehinger - Représentant de l’IFP, organisme de recherche dans les domaines de l’énergie, du transport et de l’environnement
  • Philippe Roux, spécialiste des datas Centers verts chez HP
  • Pierre Doremieux, chef de marché Collectivités locales de SITA FRance

Les questions évoquées tentaient de montrer les enjeux de l’avancée technologique en matière de développement durable.

Elles évoquaient les secteurs de pointe en matière de nouvelles technologies environnementales : la construction, les transports, l’urbistique ou encore les NTIC au service du génie urbain, le traitement des déchets (nouveaux protocoles), les énergies renouvelables,…

L’articulation entre nouvelles technologies et environnement naturel a été abordée brièvement : surveillance des récifs coraliens, pré-alerte environnementale des désastres naturels,… ainsi que les cas particuliers des biotechnologies : les enjeux de la biosécurité et le principe de précaution, OGM (risques, expertise et démocratie technique),…

Le débat a laissé une grande part à la problématique de l’énergie, et de son lien au climat. Et surtout, après le constat de la situation actuelle, quelles alternatives proposer ? Que pouvons nous faire ? Pour Andreas Ehinger (IFP), l’énergie est le moteur du développement : dans elle, nous ne pouvons plus nous développer. Dès lors, il est nécessaire de nous approvisionner d’une manière plus respectueuse de l’environnement. Sinon, les émissions de CO2 continueront à provoquer le réchauffement du climat et à nuire au développement, et nous aurons de nouveaux problèmes à gérer.

Le débat s’est poursuivi sur le captage et le stockage du CO2, enjeu technologique et économique important. La première partie du processus consiste à capter les fumées après la combustion, en aval de la production industrielle. Les équipements nécessaires sont onéreux. Enfin, après le captage, encore faut-il stocker le CO2. Il s’agit de le stocker pour une durée assez longue, en lien avec le problème du réchauffement climatique. On l’emprisonnerait sous le sol, à l’exemple des gisements naturels de CO2.

Dès lors, nous avons abordé le thème des énergies dont l’impact climatique est gérable, c’est-à-dire non neutre, mais raisonnable. A ce titre, Andreas Ehinger (IFP) proposait l’exploitation de la biomasse lignocellulosique (herbe, bois, écorce, tige, feuilles,…)

Comme moyens d’action, à notre échelle de citoyen, nous avons le chauffage et le transport, qui sont les plus importants émetteurs de gaz à effets de serre. Des alternatives sont aujourd’hui proposées : panneaux solaires, ou encore véhicules plus respectueux de l’environnement.

Le débat s’est ensuite penché sur la question des TIC (Technologies de l’Informatique et de al Communication), dont certains s’affirment plus verts. Mais les TIC sont-ils vraiment éthiques ? Et dans quelle mesure notre impression d’immatérialité nous faire croire qu’il s’agit de technologies propres ou Green IT ? Leur fabrication demande souvent des pièces provenant des quatre coins du monde, transportées par avion, et nécessitant un coût économique et écologique. Enfin, que faire en aval, d’un appareil usagé ? Est-il vraiment recyclable ? Quelle est alors la responsabilité d’un fabricant ? Certaines entreprises récupèrent maintenant les appareils hors d’usage, pour en recycler certaines parties. Mais que faire du reste ?
Enfin, les technologies doivent là aussi continuer la recherche. Par exemple, l’énergie reçue par un ordinateur n’est utilisée qu’à hauteur de 70%.

Pour agir, nous devons alors penser à repenser notre consommation, ne pas céder aux effets de mode par exemple.

Au cours du débat, Fabrice Flipo a maintes fois ramené celui-ci aux enjeux sociaux, à savoir, quelles étaient les conséquences sociales d’un choix effectué en faveur de l’environnement.

En conclusion, si nous menons de front ces actions –renouvellement et diversification des ressources, réduction des émissions de gaz à effets de serre - il est possible de réussir la transition, et de préserver notre environnement.

Jeudi 3 avril à 20h30 au Centre d’Art et de Culture, 15 Bd des Nations Unies à Meudon

« Les nouveaux modes de consommation éco-responsables »

Projection du documentaire « We feed the world, le marché de la faim (vo) », de Erwin Wagenhofer.

Débat avec des informations portant sur les nouveaux modes de consommations, la définition de l’éco-responsabilité, comment constituer un panier de la ménagère respectueux de la planète ?

Des journalistes, des chefs d’entreprise, des responsables de l’UFC viendront débattre de ce sujet.

Invités :

  • Dominique Roux - Professeur à l’Université Paris-12, spécialiste des questions de consommation engagée à la résistance du consommateur
  • Anne-Laure Cazali - Association Bio Consom’acteurs

Denis Vicherat - Directeur du développement durable Fnac France

  • Michèle Brayer et Marie-Madeleine Martineau - Représentantes d’Artisans du Monde Issy-les-Moulineaux
  • Denis Vicherat, directeur du développement durable Fnac France
  • Gilles Maréchal - Président du groupe FARRE

La première partie du débat a porté sur le domaine agro-alimentaire, ce qui était prévisible, après la diffusion de « We Feed The World »
Gilles Maréchal (FARRE) a trouvé dommage que le film, même s’il montre la réalité, n’a pas aussi intégré des démarches plus respectueuses de l’environnement, comme l’agriculture raisonnée ou biologique. Pour d’autres personnes, notamment dans le public, le film représentant toutefois la majeure partie de la réalité. Anne-Laure Cazali (Bio Consom’acteurs) a d’ailleurs rappelé que le bio ne représentait encore que 2% des exploitations françaises.

Marie-Madeleine Martineau et Michèle Brayer (Artisans du Monde) ont décrit l’action de Artisans du monde, et de l’importance d’un commerce équitable aujourd’hui, qui permet d’assurer aux producteurs un revenu convenable, garant d’un bol alimentaire suffisant, de soins médicaux, d’éducation mais aussi du développement de l’activité. Artisans du Monde est spécialisé dans l’artisanat, mais a ouvert son offre à d’autres objets ou même du thé.

A ce stage, il a paru nécessaire dans le débat d’éclaircir certaines définitions : tout ce qui est bio n’est pas forcément équitable, tout ce qui est équitable n’est pas forcément bio, et le bio n’est pas toujours respectueux de l’environnement, quand on pense aux produits importés d’Espagne ou d’ailleurs. Le problème réside dans le fait que seuls 2% des terres cultivables françaises sont alloués à l’agriculture biologique, et que ce chiffre stagne actuellement. Les jeunes en apprentissage ne sont pas formés au bio et à l’agriculture naturelle. Il paraît donc nécessaire de réformer l’enseignement. De même, de nombreux cultivateurs ne sont pas encore sensibles à une démarche plus écologique.

Gilles Maréchal a donc expliqué les principes de l’association FARRE. Par agriculture raisonnée, nous entendons une agriculture plus respectueuse de l’environnement. Toutefois, il ne s’agit pas de biologiques, les seuils de tolérance ne sont pas les mêmes. Les agriculteurs s’engagent, en certifiant leur exploitation, à suivre un cahier des charges et à être suivi régulièrement. L’agriculture raisonnée ne s’interdit pas l’utilisation de produits chimiques lorsque les méthodes de lutte naturelles sont inefficaces. Il a demandé au public de toujours réfléchir à la provenance et aux conséquences d’un produit.

En abordant la question des OGM, le public s’est montré très réactif. Un débat a eu lieu, revisitant la définition d’OGM, se demandant s’ils étaient vraiment nécessaires (alors que nous avons une si riche biodiversité), et envisageant leurs risques. « Le Monde selon Monsanto » a d’ailleurs été évoqué à plusieurs reprises.

D’après Dominique Roux (Paris XII), le consommateur n’a plus confiance, et cela depuis les crises de la vache folle. La confiance est très difficile à reconstruire. Dès lors, le consommateur, même affichant de bonnes pratiques, n’y croirait pas vraiment.

D’autre part, le recyclage, la redécouverte de certains savoirs comme les « remèdes de grand-mères », ainsi que le seconde-main ont été évoqués.

Denis Vicherat (FNAC) a démontré l’importance d’être responsable, et sensibiliser son entourage à cela. La FNAC, en tant qu’entreprise, prend certaines initiatives : elle distribue notamment la collection Bordas, qui s’est engagée dans le développement durable.

En dernier lieu, nous avons demandé à chaque intervenant de nous conseiller sur un panier de la ménagère respectueux de l’environnement. Dominique Roux a insisté sur l’importance de laisser le choix au consommateur de décider. Anne-Laure Cazali montrait l’importance de privilégier les achats bio. Tous ont avancé l’idée d’être responsable dans ses achats, car il s’agit d’un levier d’action important.

Mardi 8 avril à 19h30 à la Salle des Fêtes de la mairie de Vanves

« L’habitat économe en énergie »

Débat avec des informations portant sur les objectifs du Grenelle de l’Environnement, la sensibilisation des publics, les outils et les acteurs au service de l’habitat économe en énergie. Imaginer l’habitat demain ? Quelle énergie développer ? Présentation du programme national Stop Carbone.

Des chercheurs, des experts en énergie, des professionnels de l’habitat et des institutionnels pourront débattre de ces enjeux.

Invités :

  • Bertrand Bethune - Conseiller Info Energie d’Arc de Seine
  • Jean Lavaupot - Directeur exécutif ERA France
  • Xavier Brizard et Capucine Renard - Bien-Être Matériaux
  • Vincent Benhamou - Architecte à Paris, membre de l’Association La Maison Passive France
  • Christophe Bonnavent - Directeur Général Cequami, Certification Qualité Maison Individuelle

Les questions évoquées tentaient de démontrer les enjeux globaux de l’habitat économe en énergie. Elles abordaient le diagnostic de l’habitat en France qui est le 1er secteur en terme de consommation énergétique, 2ème émetteur de gaz à effet de serre, cela concernant 14 millions de logements,…

Les objectifs du Grenelle : comment atteindre les objectifs ?

Comment sensibiliser la population ?

Les outils et les acteurs : le DPE (Diagnostic de Performance Energétique), l’étiquette énergie, le rôle des diagnostiqueurs, etc…

Les exemples concrets sur le terrain : l’habitat bioclimatique, les maisons passives ou à énergie positive.

Le débat a commencé par une introduction de Bernard Gauducheau, maire de Vanves, sur l’importance de l’environnement et du développement durable. Il a rappelé à cette occasion les mesures qu’a prises la ville de Vanves, notamment en s’inscrivant dans la logique de l’agenda 21.

Ensuite, nous avons poursuivi avec la question de l’isolation, thème phare en matière d’économie d’énergie.

Par exemple, Jean Lavaupot (ERA Immobilier) a expliqué que de nombreux acheteurs entamaient des travaux d’isolation dans leur nouveau bien. Les bâtiments anciens doivent aussi passer par ce traitement, fort onéreux, car estimé à 200€ le m2. ERA Immobilier se lance d’ailleurs dans une campagne de sensibilisation, Stop Carbone, en partenariat avec Human Village.

Vincent Benhamou (La Maison Passive) a défini la maison passive, qui contrairement aux idées reçues, n’est pas une maison bio. En effet, son concept réside dans une maximisation de l’isolation, allant jusqu’à une épaisseur de 30cm pour les murs. Elle n’a donc pas besoin de chauffage. Pour le sol – très problématique en termes de matériaux écologiques, on a recours à des produits qui ne sont pas forcément respectueux de l’environnement.

Christophe Bonnavent (Cequami), a définit la notion de HQE, Haute Qualité Environnementale dans le domaine du bâtiment : un habitat plus économe en énergie, plus respectueux de l’environnement. Ce qui peut représenter un investissement au départ, mais se révélant un bien durable. Le gain n’est pas forcément financier mais aussi écologique.

Le chauffage a été abordé, avec notamment l’idée de se chauffer de manière alternative, grâce aux panneaux solaires notamment. Bertrand Bethune (Info Energie) a explicité les initiatives prises par l’Arc de Seine en matière de sensibilisation à la problématique énergétique. Aussi, toutes sortes d’aide sont apportées.

Il a aussi été question de quelques aberrations, lorsque l’on sait que certains immeubles dépensent plus à se refroidir qu’à se chauffer.

Xavier Brizard et Capucine Renard (Bien-Être Matériaux) ont expliqué l’importance de matériaux écologiques, et de la notion de bien-être au sein de la maison – notion trop souvent mise de côté. Ils ont aussi affirmé que les artisans avec lesquels ils travaillent ne sont pas toujours sensibles à la problématique environnementale. Très peu d’artisans le seraient.

Enfin, des représentantes de Voltalis ont présenté leur technologie : un système de mesure, qui permet de suivre la consommation d’électricité, et de la couper au besoin – la nuit par exemple. Ce système est proposé aux entreprises, mais aussi aux particuliers, afin de valoriser les atouts de leur consommation, et générer un avantage économique.


Entrée libre

Sur réservation
au numéro vert 0800.10.10.21 ou par mèl à conference(at)humanvillage.com

Sans titre


Association HumanVillage

Contact : aurore.nerrinck(at)humanvillage.com

www.humanvillage.com

Communauté d’agglomération Arc de Seine

www.agglo-arcdeseine.fr

Sans titre

Image portfolio: 
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