Le manioc, une nouvelle piste pour la sécurité...

Mercredi, 27/08/2008 - 10:45 par Aurorea

Le manioc, une nouvelle piste pour la sécurité alimentaire (1366) Logo

La FAO (Food and Agriculture Organization, l'agence des Nations-Unies pour l'alimentation et l'agriculture) préconise d'investir dans la recherche concernant le manioc, qui pourrait se révéler une piste pour la sécurité alimentaire et énergétique.

Le manioc, plante-racine tropicale, pourrait être, selon la FAO, une réponse aux problèmes alimentaires et énergétiques. C’est lors d’une conférence mondiale organisée à Gent en Belgique que les experts du manioc ont conseillé d’investir dans la recherche afin de développer la connaissance mais aussi la culture industrielle du manioc. Il pourrait alors être consommé tant comme une denrée alimentaire que comme agrocarburant.

Le scientifiques, regroupés en un réseau international, le Partenariat mondial pour le manioc, ont affirmé l’urgence, pour la communauté mondiale, de ne pas ignorer plus longtemps les pays tropicaux, les plus touchés par la crise alimentaire mondiale, et par conséquent la hausse du prix du pétrole, et celle des denrées alimentaires.

Le Partenariat mondial pour le manioc se place sous les auspices de la Stratégie mondiale de développement du manioc de la FAO. Il s’agit d’organisations internationales, comme la FAO, la CIAT, le FIDA et l’IITA, des institutions de recherche agricole nationales, des ONG et des partenaires privés (donateurs, financiers).

  • Le manioc, culture vivrière

L’avantage principal réside dans le fait que la plante étant déjà cultivée dans les pays en développement, il suffirait d’encadrer sa culture par une politique intelligente.

Elle est en effet cultivée depuis longtemps en Afrique subsaharienne, en Asie et en Amérique latine. Le manioc est également la 4ème culture du monde en développement et la 3ème source de calories dans les tropiques (après le riz et le maïs). Pour l’année 2006, on estime sa production à 226 millions de tonnes.

Pourtant, il s’agit encore d’une culture orpheline, le fait de petits producteurs pauvres et marginalisés, de cultures familiales, qui n’ont pas accès aux engrais, aux variétés améliorées, aux filières de commercialisation et aux industries agrocalimentaires.

Les gouvernements n’ont pas encore mis en place les investissements nécessaires au développement de cette culture.

Le manioc est le plat de base de près d’un milliard de personnes, dans 105 pays : il capitalise un tiers des apports calorifiques quotidien. Il peut être consommé comme farine, semoule, fécule (tapioca) : foufou, attiéké, tortilla, chikwangue,...

  • Le manioc, agrocarburant ?

Si l’on pense à son utilisation possible comme agrocarburants grâce à son potentiel d’amidon - déjà utilisés dans la composition de nombreux produits industriels - cela ne devra pas se faire au détriment de la production vivrière et de la sécurité alimentaire.

Source : Fao manioc.

Image portfolio: 
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Commentaires

Le manioc, une nouvelle piste pour la sécurité alimentaire

Comment faire pour avoir accès aux possibilités d’admission afin de participer aux recherches si l’on est étudiant en fin de cycle d’agronomie comme moi ?